Bureau d'étude en ligne, E-designer en éco-paysage : la nature à portée de tous !

Modifier gratuitement son jardin ? C’est maintenant !!

Respect du rythme des saisons

Dans le respect des saisons et du rythme de vie d’un jardin, c’est maintenant qu’il faut penser à votre jardin du printemps ! Envie d’un nouveau massif, réarranger l’existant, donner un coup de pouce à son jardin…

Ramassage des feuilles à l'automne avec un râteau à feuilles.

Utiliser l’existant.

Les plantes rentrent en repos, c’est le bon moment pour les déplacer.

Diviser les vivaces d’un coup de bêche et profitez en pour étoffer d’autres massifs ou bien partagez les dans un troc-plantes.

marcottage-drageons

Certains arbustes marcottent facilement, c’est à dire qu’une branche touchant le sol produit des racines. Il suffit de couper celle-ci pour avoir un nouveau pied prêt à planter ! Par exemple les groseilliers à maquereaux, les figuiers, les cornouillers… Une multiplication facile gratuite qui permet d’étoffer son verger de petits fruits.

Partez à la chasse aux semis spontanés ! Vos plantes en montant en graines se sont multipliées à votre insu. Les oiseaux pourront aussi avoir apporté des graines derrière votre dos. Regardez bien et vous trouverez de petits plants de l’année qui n’attendent qu’à être transplantés ailleurs ! Les championnes chez les fleurs sont les gauras, les ancolies, les stipas, les soucis, les gaillardes…

Vous pourrez trouver aussi des noyer grâce aux corbeaux et écureuils, des cotoneaster, du chèvrefeuille, des noisetiers, du sureau, des ifs, chênes …

Augmenter la diversité gratuitement.

En gardant l’œil aux aguets, vous découvrirez dans les friches, les lisières des forêts publiques des semis spontanées de l’année d’arbustes bocagers : noisetier, cornouiller, viorne, aubépine, prunelier, érable, … S’ils se trouvent dans des zones non privées et qu’ils seront coupés lors de l’entretien suivant, vous pouvez en prélever des petits pieds et les repiquer chez vous. Vous pouvez ainsi mettre en place une haie champêtre gratuitement, elle sera très résistante, parfaitement écologiquement intégrée et poussera vite.

Autre solution, si votre terrain n’est pas trop sec, vous pouvez installer des saules. Il suffit pour cela de couper des branches sur le saule qui vous intéresse et de les planter tel quel en terre. Prenez une branche de 2m de long, enfoncez là sur 50cm de profondeur et c’est tout …. au printemps, des branches partiront des bourgeons. Vous pourrez ensuite les tailler comme vous le souhaitez : haie, têtards, forme libre, arbre sur tronc … Cela fonctionne à tous les coups, il n’y a pas plus simple !!

extrait de http://www.haiesvives.orgextrait de http://www.haiesvives.org

 

La nature est foisonnante, sachez l’observer et vous pourrez améliorer votre jardin sans bourse délier. Et n’hésitez pas à troquer avec vos voisins !

Permaculture design par l’exemple

Aborder le design d’un jardin en permaculture demande de bien connaitre les interactions entre les différents écosystèmes.

Il faut veiller à ce que chaque choix d’aménagement, chaque plante choisie s’insère dans un tout et profite à l’ensemble.

Dans l’exemple suivant, le bureau d’étude a travaillé sur un terrain nu de 4000m², une prairie. Le but était de créer un jardin auto-suffisant. Il doit apporter l’autonomie alimentaire végétale à ses habitants : haie fruitière, verger, food forest (forêt-jardin) et potager. Tout « déchet » est valorisé : compostage, paillage. Les eaux grises sont traitées en phyto-épuration. Les toilettes sèches sont compostés.
Une forêt fournira le bois de chauffage, un rucher le miel …
La serre est accolée à la mare, en plein sud afin de profiter de l’inertie thermique de l’eau. Le poulailler est accolé derrière la serre afin de favoriser l’équilibre thermique en toute saison. La pépinière des jeunes plants est juste à côté de la mare et de la serre.

Cette étude est illustrée dans la présentation suivante :

Le monde selon Monsanto

AIDE MEMOIRE

 

En cette période où l’on reparle du Round Up, je vous propose un petit rafraichissement de mémoire avec le visionnage de ce documentaire de Marie-Monique Robin : « Le monde selon Monsanto« . Ce film est excessivement bien documenté et très instructif ! A voir et à faire partager !

 

Quelle différence entre un aménagement paysager « classique » et un aménagement écologique ?

Mouvement de mode, opportunisme,…

Mouvement de mode, opportunisme, image de façade, « verdisation  » de commodité … L’écologie a le vent en poupe, peut sembler être utilisé par visée mercantile par les entreprises. Et alors ? Cela est tant mieux, toute petite action même symbolique est un pas en avant, il ne peut en ressortir que du bon !

Anthropocène

L’Homme vit sur terre depuis peu de temps et l’on parle déjà d’anthropocène comme nouvelle ère géologique. La transformation de l’équilibre de la planète n’est plus à prouver. Nous avons oublié notre place dans les écosystèmes, nous gaspillons, détruisons sans nous soucier de l’impact sur la chaine écologique dont nous faisons partie.

La version classique de l’aménagement paysagé

Dans un aménagement classique, le choix des plantes et des matériaux ne tient absolument pas compte de l’impact écologique de l’ensemble.

1- Matériaux

Nous faisons venir du bois de l’autre côté de la planète alors que nos forêts possèdent des essences d’arbre très résistante, ne nécessitant pas de traitement polluant pour défier le temps (météorologique et temporel) : mélèze, chêne, robinier, … Utiliser les matériau locaux ne fait pas « moderne », design …

Nous bétonnons, imperméabilisons les sols sans nous soucier de l’impact sur l’écoulement des eaux à l’échelle d’un territoire. Nous bouleversons des équilibres écologiques entre la faune et la flore provoquant la prolifération d’insectes nuisible, de plantes allergènes.

2- Ressources naturelles

Nous consommons beaucoup d’énergie à creuser, modifier le relief pour faire ce que nous avons en tête en oubliant de transformer en avantage la topographie existante.

Un éclairage n’a pas besoin d’être allumé toute la nuit, il consomme et dérange la faune nocturne. Réduisons la pollution nocturne dans les parcs et jardins.

L’arrosage …. un bon aménagement n’a pas besoin d’être arrosé ! L’herbe n’a pas besoin d’être verte l’été…

 

3- Plantes

Nous n’hésitons pas à faire venir des plantes lointaines, qui n’ont pas leur place dans la biodiversité locale et qui vont être un désert pour les insectes et oiseaux. Nous plantons des arbres déjà adulte, cela fait tout de suite bien, peu importe si cet arbre va végéter pendant des années pour se remettre de la transplantation, de toute façon on le remplacera s’il meurt … l’ère de la plante jetable !

 

 

4- Techniques culturales

Pour ne pas désherber, deux techniques rapide :

  • on pose un film plastique qui va bloquer toute pousse et finir en lambeau polluant lorsqu’il s’usera au bout de quelques années.
  • on utilise un désherbant en laissant ainsi une belle surface de terre nue qui s’appauvrit, se lessive et s’érode.

 

Changer vos regards !

Un aménagement écologique bien pensé peut ne va pas se voir du premier coup d’œil, il peut suivre les canons esthétiques moderne, contemporain ou bien être Feng Shui, zen, à l’anglaise… Tous les styles sont permis ! Toute la différence est dans les détails.

 

1- Matériaux

Des matériaux « nobles » vont être utilisés, le plus possible local : le bois, la pierre, l’osier… On part sur du durable et du recyclable. Le béton est réduit à sa stricte nécessité. Un beau muret en pierre peut être fait avec les pierres récupérées dans le terrain ou le champs du voisin : outre sa valeur esthétique, il sera un bel abris pour nombre de petits animaux, une source de chaleur pour les lézards … Un beau gabion est aussi intéressant.

2- Énergie fossile

Le transport des matériaux est réduit au minimum, l’utilisation des gros engins de chantiers est compté. Si un décaissement doit avoir lieu, on réutilise la terre sur le terrain pour en modeler la surface sans avoir à voir des norias de camion emporter la terre hors du lieu. On préserve aussi la fertilité en ne mélangeant pas la couches arables avec le sous-sol beaucoup moins fertile.

3- Plantes

Regardez autours de vous ; les forêts, taillis, bosquets, fossés, foisonnent de vie. Pourtant personne ne va les arroser, les entretenir régulièrement, les tailler … En utilisant des plantes locales :

  • on continu la chaine écologique,
  • on s’assure d’un pousse vigoureuse,
  • une plante adapté au climat et au terrain n’est pas malade,
  • le prix d’achat est économique.

Chaque plante choisie dans un aménagement écologique a un intérêt pour l’ensemble, en plus de son intérêt esthétique. Il s’intègre dans la biodiversité existante sans la bouleverser.

On trouve des plantes horticoles qui sont des améliorations de plantes sauvages et qui on gardé leur intérêt écologique. On peut donc les utiliser.

L’utilisation de plantes vivrières dans des aménagements est aussi à encourager. Des haies fruitières sont très esthétiques et sont en même temps utile. Le principe de la permaculture est intégrable dans beaucoup de projet.

L’idéal est de prendre des plantes petites, qui ont été élevé en pleine terre, sans engrais et qui reprendront ainsi très bien. En respectant les dates de plantations selon le cycle des saisons, en étant patient …. il faut réapprendre la patience !

4- Techniques culturales

Vive le paillage ! C’est la clef de la réussite. La nature a horreur du vide, vous ne verrez jamais une surface de terre nue à l’état naturel. Pour préserver la fertilité des sols et leur équilibre, il faut systématiquement pailler ! Pas de film plastique … mais des écorces, des paillis de toile de chanvre, du B.R.F. (Bois Raméal Fragmenté), des tontes, de la paille, du broyat de graminées, …. des minéraux sur de faibles surfaces. C’est une règle d’or ! Cela réduit arrosage, désherbage …

Changer vos regards, une herbe folle sous une haie n’est pas signe de laisser-aller, cela est signe de vie … Il faut accepter de ne pas tout dominer. Accompagner la nature, l’orienter mais en douceur, voilà le paysage de demain !

Changer vos regards, un gazon n’a pas besoin d’être vert l’été.  Pas d’arrosage des pelouses ni des plantations ! Un plan d’aménagement bien conçu utilise des plantes bien adaptées au sol et aux conditions climatiques, elles n’ont pas besoin d’être arrosé ! Et en cas de besoin, on récupère l’eau de pluie et on économise l’eau potable. Et lorsque l’herbe pousse, pourquoi tout tondre ?

 

 

 

Tout ces petits rien, bout à bout bouleverse la vision d’un aménagement, le rende plus équilibré et intégré. Voilà ce que peut vous apporter le regard d’un éco-paysagiste.

Sus aux limaces !!

limace

Un bon paillage sur les plantations, de l’humidité avec l’arrosage des semis, de quoi se cacher, s’abriter de la chaleur et des bon semis tout tendre qui nous attendent à la nuit tombée …. ah quel paradis pour nous les limaces qu’un potager en permaculture !!! Durant plusieurs semaines, nous allons devenir la hantise des jardiniers.

Tout n’est pas mauvais dans la paillage car il n’abrite pas que les limaces mais aussi ses prédateurs !! Différents insectes vont s’attaquer à ces gastéropodes.

Si l’attaque est importante, surtout lorsque les semis sont petits, il faut quand même agir.

En cherchant sur le web vous trouverez pleins d’idées plus ou moins efficaces, je les ai toutes testées :

Les MOINS :

barrière de cendre; sciure : c’est bien mais il faut en remettre dès qu’il y a de l’humidité, c’est à dire souvent !!

coquilles d’œufs brisés : ne marche pas.

barrière en cuivre : je n’ai pas été convaincu, valable pour un pied isolé mais pas des bandes de semis.

piège à limace : on met de la bière dedans et les limaces viennent s’y noyer. En effet, vous allez attirer les limaces, mais pas que celles qui sont chez vous … vous allez ratisser large hors des frontières de vos plantations et augmenter le passage des limaces sur vos semis …

une tuile renversée : les limaces vont aller se mettre à l’abri sous cette tuile dans la journée et il n’y a plus qu’à les ramasser. Oui mais si vous avez un paillage, elles vont préférer si réfugier au lieu d’aller sous votre tuile.

les poules : alors là c’est très efficace, les poules vont manger vos limaces en un clin d’oeil, mais pour cela vont gratter vos semis, fouiller sous le paillage et ce sera Hiroshima au potager !!!

les PLUS :

ramassage manuel : muni d’une lampe de poche, vous allez vous promener dans vos plantations à la nuit tombante. Il n’y a qu’à ce pencher pour ramasser (et aller les donner à vos poules). En quelques soirée vous aurez largement réduit le nombre de limaces.

granulé : si il y en a trop, il reste les granulés mais attention pas n’importe lesquels !!! Le seul utilisable est celui à base de Ferramol, du phosphate de fer. Les limaces en l’ingérant vont arrêter de manger et se mettre dans un abri pour mourir. Vous ne trouverez pas de limaces desséchées, foudroyées avec les traces de baves dans tout le potager comme avec un produit classique. Le gros avantage est que les limaces ayant ingérées du ferramol ne sont pas toxiques ! Elles peuvent être mangé pas des prédateurs sans les intoxiquer !!

Le préventif :

– prévenir étant mieux que guérir, je vous suggère de laisser vos poules ou canard se promener dans le potager durant l’hiver. Ils vont gratter, retourner tout cela. Cela va mettre à l’air libre les œufs de limaces et permettent aux merles et autres oiseaux de venir s’en régaler.

– laisser des tas de branchages pour attirer les hérissons qui en sont de grands consommateurs.

 

A vous de jouer !!

 

 

 

Comment semer en permaculture ?

En permaculture, le principe est de ne pas labourer, ne pas retourner la terre et d’avoir une couverture végétale permanente. Alors comment semer ?

Deux solutions :

1- on écarte le reste de paillis qui a survécu à l’hiver. Dessous la terre va être naturellement meuble en surface. On griffe très légèrement et on sème ses graines tel quel. On remettra un paillis lorsque les plants auront suffisamment poussé.

2- on va mettre en place un paillis haché (de la paille passé dans la tondeuse par exemple). Ce paillis va être composé de morceaux très fins. On sème directement sur le sol sans le griffer et par dessus on met le paillis préparé. Plus les graines sont grosses, plus on peut mettre de paillis. Les plantules vont se développer au travers des brins sans problèmes. Si on veut on peut aussi faire tremper les graines une nuit dans l’eau, les étaler sur une feuille d’essuie-tout, et poser cette feuille sur le sol dès que la germination commence. On recouvre de paillis et le tour est joué.

Semis et graines, où se fournir ?

Le printemps est là, les « mauvaises herbes » recommencent à pousser preuve que le sol se réchauffe ! Si vous n’avez pas profité de l’hiver pour faire le point sur vos stocks de graines il est grand temps de s’y mettre. La grande question est toujours : où se fournir ?

Je vous propose un tour d’horizon des fournisseurs internet les plus connus et d’autres auxquels on n’aurait peut-être pas pensé, en bio bien sur

Les « officiels » :

 

Résultat de recherche d'images pour "baumaux logo"Les graines baumaux, un géant en la matière avec un catalogue très complet, un très grand choix de variétés mais on reste dans les classiques. Sa gamme bio s’étoffe régulièrement.

 

Résultat de recherche d'images pour "http://www.labonnegraine.com/"La bonne graine, mon petit préféré 🙂 Un très grand choix principalement en bio avec des tailles de sachets adaptées à tous les besoins ce qui  évite le gaspillage.

 


logo FERME DE SAINTE MARTHE

On ne présente plus la Ferme De Sainte Marthe, ces pionniers dans le domaine du bio, de la grande qualité et un catalogue qui s’étoffe régulièrement.

Kokopelli est aussi très connus dans le domaine des semences différentes. Il faut accepter de sortir des variétés classiques si l’on va chez eux, mais de belles découvertes en perspective !

 

 

Résultat de recherche d'images pour "http://www.biaugerme.com/"Biau Germe, un fournisseur bien installé aussi dans le domaine des semences bio, une valeur sure.

 

 

 

Les différents :

Graines de trocs, une associations qui comme son nom l’indique propose le troc de graines et défend la biodiversité à sa manière. Cela vaut le coup d’aller y faire un tour.

 

Résultat de recherche d'images pour "http://www.grainesdelpais.com"

Graines del Païs, des résistants qui essaient de proposer des graines différentes, non inscrites au catalogue officiel, en bio bien sûr ! Apprenez à les connaitre et n’hésitez pas à sortir des sentiers battus.

 

 

Le réseau semence paysanne se bat pour défendre la biodiversité. Sur ce site Germinance vous avez la liste de tous les agriculteurs français qui produisent ces graines. Un des rares à fournir des semences avec le label Demeter, cultivé en biodynamie.

 

Un site auquel on ne pensait pas spontanément mais qui peut réserver des surprises avec des particuliers qui revendent des graines pouvant sortir des sentiers battus. Cela vaut le coup de fouiner. Un exemple, on peut y trouver des graines d’haricot à rames Petit Carré de Caen, quasiment introuvable chez les semenciers.

 

La liste est longue et mon choix est forcément restrictif, les foires aux plantes et les foires aux trocs sont aussi de bonnes adresses. Dans tous les cas, semez, n’hésitez pas à essayer de vieilles variétés et redécouvrez le savoir faire de nos ancêtres qui ont sélectionnés les graines selon chaque climat et sol ! Le but n’est pas d’avoir des jardins uniforme de Lille à Marseille, osons ! Et à la fin de la saison, n’hésitez pas conserver vos propres semences …

 

 

Jardinage et maladie de Lyme

Un jardin écologique a des petits coins d’herbes folles. De belles herbes bien hautes dans lesquelles on aime gambader !

Sans vouloir casser cette belle image, il faut garder en tête le problème des tiques !

Amis jardiniers, gardez dans un coin de votre esprit que lorsque l’on va dans des herbes folles, il faut avoir des chaussures fermées, des chaussettes et un pantalon idéalement rentré dans les chaussettes. Sous la douche, vérifiez bien qu’aucun tique n’aura profité de votre passage pour se transformer en passager clandestin ! Si vous en trouver un, retirez le avec une pince à tique : on l’attrape à la base, on tourne et il se décroche totalement sans douleur.

Certains peuvent sourire mais une piqure de tique n’est pas du tout à prendre à la légère car cet acarien peut être vecteur de la maladie de Lyme.

Si vous vous êtes fait piqué, notez la date dans un coin et surveillez la zone de la piqure. Une réaction cutanée peut apparaitre dans les 3 à 30 jours suivant la piqure. Si elle apparait, aucune hésitation, allez directement chez le médecin ! Il vous prescrira un fort anti-biotique pendant 3 semaines. Il est très important de se soigner dès le début de la maladie tant qu’elle est peut implantée. La réaction cutanée n’est pas systématique et vous pouvez être contaminé sans le savoir. Si plusieurs semaines ou même mois après la piqure, vous avez des douleurs articulaires, des problèmes cardiaques, des douleurs faciales, des plaques sur la peau, souvenez-vous de votre piqure et parlez en à votre médecin.

 

Pour plus de renseignements, consultez ce site très bien fait : http://francelyme.fr/mediatiques/diagnostic-et-traitements/symptomes/

Si vous êtes concerné, participez à l’enquête nationale sur le recensement des piqures : https://sites.google.com/site/tiquesfrance/home

 

 

Observatoire des saisons

http://www.obs-saisons.fr/images/partenaire/logo-ODS.png

L’Observatoire Des Saisons est un programme scientifique et pédagogique qui invite les citoyens à mesurer l’impact du changement climatique sur la faune et la flore.

A notre petite échelle, nous pouvons participer à ce programme très simplement. Il suffit d’observer ce qui se passe dans notre jardin !

Sur le site de l’Observatoire des saisons, après enregistrement vous pouvez indiquer à quelle date vous avez observé la première fleur de coquelicot, le retour des hirondelles … entre autres !

Ces données vont leur permettre de dresser une carte de France de l’évolution des réactions de la faune et de la flore au réchauffement climatique.

Voici le lien : http://www.obs-saisons.fr/

La permaculture

« Culture Permanente » = Permaculture

Voici une méthode culturale encore peu connue, elle est pourtant remplie de bon sens ! Il s’agit d’observer la  nature autours de nous et de nous en inspirer.

Regardez : les milieux non cultivés s’organisent spontanément en un écosystème

-> jamais de terre nue,

-> des plantes à tous les niveaux : des herbes au sol, des arbustes au-dessus, des arbres ensuite

-> un mélange : la monoculture n’existe pas à l’état spontané, chaque plante a son utilité dans l’ensemble

Les cultures en permaculture s’inspirent de cette constatation et s’en servent pour créer un jardin le plus proche possible d’un état naturel mais au service de l’homme.

Il n’existait pas jusqu’à peu de livre en français pour une explication  de cette méthode. Cette lacune est maintenant comblée.

Je vous conseille fortement le livre publié par les éditions Terre vivante : « Le guide de la permaculture au jardin ». Il fait un point sur les expériences existantes en France et sur ce qui peut être appliqué chez chacun. Il donne une très bonne introduction. Il faudra ensuite approfondir selon ses besoins avec d’autres ouvrages que je présenterai dans un autre post.

http://boutique.terrevivante.org/librairie/livres/231/jardin-bio/conseils-d-expert/458-le-guide-de-la-permaculture-au-jardin.htm

Livre Le guide de la permaculture au jardin

Potager sur paillis, sans bêchage

Nous avons en tête le potager classique, bien « propre », la terre nue tout l’hiver et les légumes bien alignés par catégorie. Oh le beau jardin !!!

 

UN JARDIN POTAGER CLASSIQUE :

JARDIN POTAGER

Regardons un peu ce qui se passe en dessous :

la terre est nue –> elle est lessivée par les pluies, les nutriments s’en vont avec l’eau et quitte la zone accessible par les légumes. La terre est dure en surface, battue par l’eau.

le jardinier retourne consciencieusement sa terre par bêchage avant de planter –> les micro-organismes et la faune habitant le sol à des profondeurs bien précises  se retrouvent bouleversés, ils meurent, la terre perd en fertilité naturelle. Les graines de « mauvaises herbes » qui étaient en attente sont ramenées à la surface et germent.

pour que les légumes poussent, le jardinier apportent de l’engrais organique ou minéral –> il est lessivé par les pluies rapidement et seul une faible partie est utilisée par les plantes.

des légumes groupés par genre –> les prédateurs de ces légumes les repèrent facilement, il faut traiter …

 

UN JARDIN SUR PAILLIS SANS BÊCHAGE :

 

http://www.terresacree.org/actualites/fichiers/images/2013-04/1367351365-z6t.jpg

Maintenant, reprenons point par point ce que l’on peut changer :

une terre toujours couverte par un paillis (B.R.F., paille, tonte, feuilles, …) –> de l’humus se forme, fixe les nutriments qui ne sont pas lessivés (complexe argilo-humique). La pluie ne forme pas de croute de battage. La terre reste souple et humide. Les micro-organisme et vers prolifèrent, incorporant le paillis au sol.

pas de bêchage –> la faune du sol n’est pas bouleversée, la fertilité est intacte. Les graines de mauvaises herbes restent en dormance. Le paillis empêche la germination des autres.

pas d’apport d’engrais –> la décomposition du paillis suffit à la nourriture des plantes. On laisse sur le sol les déchets de coupes des légumes et dans le sol les racines pour apporter de la matière organique.

les légumes sont en mélange –> les prédateurs n’arrivent pas à les repérer au milieu du mélange visuel et olfactif, pas ou peu d’attaque.

 

Pour aller plus loin, je vous conseille la lecture du livre de Jean-Marie LESPINASSE , « Le jardin naturel » aux éditions du Rouergue. Cet ingénieur INRA détaille de manière très pratique et scientifique cette technique de potager sur paillis et sans bêchage.

 

La plante du mois : le SEDUM

La plante du mois de septembre : le Sedum ou Orpin.

Le mois de septembre est là, la fin de l’été. On se dit adieu fleurs, chaleurs, papillons …. Alors qu’en cette période le jardin peut être encore très fleuri !
Voici une des stars des jardins en cette saison : le SEDUM appelé aussi ORPIN.
Beaucoup de qualités écologiques pour cette merveille :

  • très résistante à la sécheresse –> pas d’arrosage …
  • mellifère –> attire les papillons, leur apporte de la nourriture de qualité en cette fin de saison
  • se multiplie très facilement en replantant simplement des feuilles dans la terre –> une plante résistante et économique

Les sedums sont de la famille des Crassulacées, une famille de succulentes, c’est à dire des plantes dont les feuilles sont dites « grasse ». La plante stocke des réserves d’eau dans ses feuilles ce qui lui permet de supporter des conditions de vies difficiles.
On en trouve à l’état sauvage dans tout l’hémisphère nord. Il y en a des rampantes jusqu’à des arbustives.
Le nom sedum vient du latin sedare, ce qui signifie : apaiser. On utilisait ces plantes pour faire des onguents cicatrisants.

Les sedums ont besoin d’une terre ne retenant pas l’eau l’hiver sous peine de pourriture. Ils seront plus beau en plein soleil mais peuvent être à la mi-ombre. Très rustique !
Les horticulteurs ont sélectionné des sedums manifiques. Je vous parlerai ici des sedums qui fleurissent en septembre-octobre : les Sedum haut de 60cm en pleine floraison.

Voici de mon point de vue les meilleurs :

  • Le Sedum  « Matrona » : un feuillage pourpre-vert qui reste décoratif toute l’année. Une floraison rose et haute (60cm) qui ne passera pas inaperçue.
     
    Sedum Matrona
     
  • Le Sedum « Joyce Henderson » : Ressemble au Matrona avec des fleurs plus vives.
     
    Sedum 'Joyce Henderson'
     
  • Le Sedum purpureum ‘Autumn Joy’ : reste décoratif très longtemps avec de jolies couleurs automnales.
     
    Sedum purpureum 'Autumn Joy'.
     

Qu’est ce qu’un jardin écologique ?

Qu’est ce qu’un jardin écologique ?

Pour inaugurer cette rubrique il me semble intéressant d’essayer de définir ce qu’est un jardin écologique.
Si vous interroger vos amis et collègues, beaucoup auront un petit sourire en imaginant un baba cool sur le retour, au milieu d’un jardin en broussaille, qui mange des fruits tachés, des légumes biscornus et tout petits !!
Si vous les interroger sur ce qu’est un beau jardin, vous aurez aussi des descriptions de jardins à la pelouse verte immaculée, une haie de thuya taillée au cordeau qui fait l’admiration de tout le voisinage, des allées sans une « mauvaise herbe » et des légumes monstrueux aux couleurs flamboyantes.
Et vous qu’en pensez-vous ?

Jardin anti-ecologique OU prairie

Il me semble qu’en premier lieu, il faut parler d’un état d’esprit. Un jardin devient écologique par la volonté de son propriétaire. Celui-ci a pris du recul, a remis en question son action sur le petit domaine qui lui appartient et a décidé d’être plus à l’écoute de toute cette vie qui fourmille devant nos yeux si nous voulons bien la voir.
Ma petite définition d’un jardin écologique serait : un jardin qui a su respecter son équilibre naturel par un choix de plantes locales, mellifères qui fournissent nourritures et abris à toute la chaine alimentaire. Un jardin qui ne reçoit pas un milligramme de produit nocif à son équilibre. Un jardin qui respecte les rythmes de la nature … On peut obtenir cet équilibre et cette biodiversité sans pour autant avoir un jardin en broussaille avec des fruits rabougris !! Mon let’motiv : un jardin beau et sain c’est possible !

Dans le prochain article je vous parlerais des jardins de noé.
Dans les articles suivants, en plus d’articles de fond, je vous proposerais des rendez-vous :
le geste du mois
la plante du mois
l’animal du mois
… la suite à imaginer …